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Flash infos du mardi 10 mars [+Photos]

10 mars 2009antananarivo-10-03

Antaninarenina (en bas Pro TGV et en haut Pro pouvoir) – 10 mars

Publication en heure de Madagascar (F5 pour actualiser la page)

  • 19:45 – D’après des témoins, plusieurs militaires sont présents à Ambatobe en béret rouge et armés de  mitraillettes et de lance-roquettes. Ils contrôlent des voitures au niveau des barrages sur les chemins menant à Nanisana et Analamahitsy
  • 17:55 – 15 blessés suite aux affrontements cet après-midi entre pro-Rajoelina et pro-Ravalomanana à proximité de l’Ambassade de France (source Deutsche Presse)
  • 17:30 – Andry Rajoelina a quitté la résidence de l’Ambassade de France
  • 17:15 – Le chef d’état-major de l’armée a fixé ce mardi un ultimatum de «72 heures» aux «décideurs politiques» pour mettre fin à la crise, faute de quoi les forces armées feront «fonctionner les affaires nationales»
  • 17:00 – Ajout photos ci-dessous (crédits : SR) – admin@topmada.com ou ici pour nous envoyer vos photos
  • 16:00 – La résidence du PDS d’Antananarivo a été incendiée par des manifestants
  • 14:15 – Le président Ravalomanana s’est adressé à la Nation. Il dit que cette crise politique doit cesser et se dit prêt à écouter la population. Il dit qu’il est humain et qu’il fait aussi des erreurs mais qu’il est prêt à prendre toutes les solutions possibles pour résoudre la crise. Il appelle les opposants à respecter la Constitution. Les assises nationales seront un évènement majeur pour le pays pour se redresser
  • 13:15 – Tristes scènes d’affrontements violents entre Malgaches (pro Ravalomanana contre pro Rajoelina) à  Tsaralalana, Isoraka (à proximité de l’Ambassade de France),et Analakely
  • 13:00 – D’après Radio Mada, le ministre de la Défense a été obligé sous la menace d’armes de mutins de signer une feuille de démission. Il  compte cependant faire une déclaration plus tard dans l’après-midi pour confirmer qu’il reste le ministre de la Défense
  • 12:30 – Le ministre de la Défense, le vice-amiral Mamy Ranaivoniarivo, a annoncé aujourd’hui sa démission
  • 12:20 – Des partisans des 2 camps s’affrontent à Analakely
  • 12:00 – Les partisans de Ravalomanana rassemblés devant le stade de Mahamasina compteraient faire un sit-in devant l’Ambassade de France après leur manifestation
  • 11:35 – L’ultimatum des militaires du CAPSAT prend fin ce jour
  • 11:30 – Manifestation sur la place du 13 Mai prévu ce jour pour les partisans d’Andry Rajoelina et une autre devant le stade de Mahamasina pour les partisans du président Ravalomanana
  • 11:20 – Démenti d’Yves Sorokobi depuis New York : l’ONU n’a pas mis Andry Rajoelina sous leur protection. Mr Sorokobi declare que “l’ONU a pu jouer un rôle de médiateur dans la protection d’Andry Rajoelina mais a un rôle de médiation à Madagascar et ne peut offrir une protection physique” (lire l’article de BBC ici)
  • 11:00 – D’après Yves Sorokobi, un porte parole de Ban Ki Moon secrétaire général de l’ONU, Andry Rajoelina est réfugié à l’Ambassade de France

Les élèves du LFT bloqués par des partisans d’Andry Rajoelina

6 mars 2009

A l’appel d’Andry Rajoelina sur sa radio VIVA, ses partisans sont venus “défendre” son domicile sur les hauteurs d’Antananarivo à Ambatobe tôt dans la matinée et ont bloqué l’accès au quartier par des barrages érigés avec des bacs à ordures.

En effet, suite aux échauffourées d’hier soir durant lesquelles il semblerait qu’une tentative d’arrestation de l’ancien maire de la capitale par les forces de l’ordre ait échoué, celui-ci a fait appel à ses partisans ce matin car selon lui le pouvoir veut “attenter à sa vie” ou l’arrêter.

Or le domicile d’Andry Rajoelina (TGV) se trouve près du Lycée Français de Tananarive (LFT). Les protestataires après avoir protégé l’accès à la maison de TGV, ont ensuite dressé des barrages à l’entrée et à la sortie de l’établissement pour empêcher les élèves de quitter les lieux. Les bus scolaires se sont trouvés alors dans l’impossibilité de passer ses barrages. Aucun étudiant n’a pu sortir pour déjeuner.

Confinement et négociation

Les autorités consulaires ont demandé alors aux responsables de l’établissement de confiner les élèves dans les salles de classe. Encadrés par les enseignants, ils ont reçu des rafraîchissements.

“Nous sommes confinés dans les salles, dans le noir et sous les tables”, a raconté une enseignante jointe au téléphone par l’AFP.

“Depuis, nous sommes en contact avec les autorités comme nous l’avons été toute la journée avec les représentants des manifestants pour faire en sorte de laisser sortir les gens”, a indiqué un représentant de l’ambassade de France à Antananarivo sous couvert d’anonymat à l’AFP.

A l’extérieur les affrontements se sont faits de plus en plus vifs entre partisans d’Andry Rajoelina et les forces de l’ordre de l’Emmo-nat avec des échanges de jets de pierres et de grenades lacrymogènes.

Elèves évacués sous escorte de l’armée

En milieu d’après-midi, certains élèves accompagnés ont été autorisés à passer les barrages. D’après les témoignages recueillis, des partisans ont exigé de l’argent avant de les laisser passer et les motivations du blocage du LFT seraient de trouver des enfants de politiciens proches du régime.

Finalement vers 18H30, escortés par des militaires tous les élèves ont été évacués aux Charmilles, la résidence des personnels de l’ambassade de France à Ivandry. Ils ont alors attendu la tournée de ramassage en bus ou que leurs parents viennent les chercher.

En début de soirée les partisans d’Andry Rajoelina ont commencé à se disperser.

Un long Chemin vers la liberté

26 juin 2009

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L’aventure TopMada fait une pause pour une durée indéfinie dans l’attente d’une réconciliation nationale durable pour un avenir meilleur. Rassurez-vous, le site restera néanmoins accessible, mais en lecture seule.

Madagascar aujourd’hui est dans un triste état : le pays est dans le gouffre, la lutte du pouvoir a atteint son paroxysme quitte à piétiner ce qui fait de nous des Malagasy, ce qui a fait dire à tant et tant de nos aînés que nous sommes un peuple pacifique, de dialogue et épris de sagesse. Au delà des luttes politiques, c’est l’identité malagasy même qui a été remise en cause. Au final, en quoi différons-nous de certains de ces peuples africains qui s’entredéchirent et s’entretuent pour un peu plus de pouvoir ? Que serions-nous devenus si comme sur le continent nous avions accès aux trafics d’armes ?

Nous pouvons jeter le tort sur les autres : ces médiateurs de tout bord parfois partiaux qui connaissent beaucoup et peu sur Madagascar, sur ces diplomates qui manient la carotte et le bâton dont certains sont des vrais professionnels de l’hypocrisie la langue de bois. Ne soyons pas dupes, une grande puissance étrangère connue pour ces valeurs « droits-de-l’hommistes»  a joué un rôle crucial dans l’arrivée au pouvoir d’un novice de la politique qui plus est ancien disque jockey. Les signes ne trompent pas et les faits sont là, mais de grâce, ne versons pas dans le racisme dont trop souvent nous devenons les spécialistes. Ce qui arrive aujourd’hui au pays est avant tout notre faute et celle de nos dirigeants.

Madagascar est tristement devenu un pays où les putschistes accusent les élus de fomenter des coups d’état et où les militaires estiment avoir des leçons à donner à Amnesty international. Espérons toutefois que nous ressortirons grandis de cette crise et plus que jamais libre. Ayons au moins le courage et l’honneur de ne jamais oublier ceux et celles qui se sont battus pour notre liberté.

Nous tenons ainsi, en toute sincérité, à tous vous remercier peu importe votre bord politique, vous demandant simplement de consacrer un court moment à lire les citations ci-dessous :

« Etre libre, ce n’est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c’est vivre d’une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. »

« Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l’étroitesse d’esprit. »

« Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé. »

Nelson Mandela (Un long Chemin vers la liberté)

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« A ceux parmi les dirigeants du monde qui cherchent à semer la guerre, (…) sachez que votre peuple vous jugera sur ce que vous serez capable de bâtir, pas de détruire. »

« Je crois profondément que nous ne pouvons pas affronter les défis de notre temps à moins de le faire ensemble – à moins que nous n’améliorions notre union en comprenant que nous pouvons avoir des histoires différentes, mais que nous portons des espoirs communs ; que nous pouvons ne pas avoir la même apparence et ne pas venir des mêmes endroits, mais que nous voulons tous aller dans la même direction – vers un avenir meilleur pour nos enfants et nos petits enfants. »

Barack Hussein Obama

—-

« Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur; … il n’y a que les petits hommes, qui redoutent les petits écrits. »

Pierre Augustin Caron de Beaumarchais

A très bientôt et MERCI !

La Rédaction

Ndlr : pour ceux qui le souhaitent, sachez que vous pouvez garder contact avec les lecteurs de TopMada en rejoignant notre page Facebook et continuer à vous informer via les articles de la blogosphère malagasy sur la colonne de droite.

Gros succès de la manifestation pacifique au Stade de Mahamasina (+Images)

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Stade de Mahamasina – Rassemblement du mercredi 11 février (Primature)

Suite à l’appel à la mobilisation par le parti présidentiel TIM à Mahamasina, des dizaines de milliers de personnes se sont réunies dans le stade de la capitale pour manifester leur soutien au président, et leur désapprobation du mouvement d’Andry Rajoelina. On ne connaît pas leur nombre exact mais il est estimé entre 25 000 (RFI version française), 30 000 ( RFI version anglaise) , 40 000 (BBC) et 50 000 (DPA équivalent AFP allemand)

Ainsi vers 13H heure malgache, on pouvait constater que les gradins et les tribunes du stade de Mahamasina, étaient remplis malgré la pluie battante. Les personnes qui n’avaient plus de place ont du rester sur la pelouse. La foule s’est acclamée lors du passage d’une banderole sur laquelle était écrite « Tsy Mila TGV » (« Nous ne voulons pas de TGV »). Quelques artistes sont venus soutenir le mouvement, ainsi que les ministres du gouvernement en place menés par le Premier Ministre Charles Rabemananjara.

Le regard de la presse étrangère

On pouvait lire dans la presse aujourd’hui des témoignages de personnes qui ne se reconnaissent pas dans l’insurrection populaire de ces derniers jours et qui souhaiteraient un retour au calme.

« Le message fort de ce meeting, c’est de démontrer à Madagascar et sur la scène internationale que la voix du peuple n’est pas celle véhiculée sur la place du 13-Mai et que le peuple est majoritairement derrière le président », a expliqué un député du TIM qui a requis l’anonymat.

« Moi, je suis là aujourd’hui pour soutenir le pouvoir actuel. Je veux travailler et je ne veux pas qu’il y ait de coupure. Bientôt, on va se retrouver sans travail et c’est pas M. Rajoelina qui va me payer mon salaire. Toute l’économie s’est arrêtée à cause de ce monsieur-là », a déclaré à l’AFP Lalah, un chauffeur de 43 ans.

« Le peuple a mis le président (au pouvoir). Si le président accepte une transition, ce sera une trahison. Le peuple a donné le pouvoir à une seule personne, pas à plusieurs. Ce n’est pas négociable», a-t-il ajouté.

« On est là pour défendre la légalité et on ne veut pas de bandits comme ça. C’est pour la Nation. On ne veut pas retourner en arrière » a pour sa part expliqué à l’AFP Rasolo, 50 ans, travaillant dans le transport de marchandises.

De son côté BBC a titré “Madagascar crowds brave cyclone” et a expliqué que 40 000 personnes ont bravé le cyclone Gaël pour venir à cette manifestation pacifique dans le but de soutenir le président. Toujours d’après BBC, “une certaine frustration émerge de plus en plus à cause de la situation d’impasse provoquée par Andry Rajoelina et dans laquelle se trouve le pays”.

Le Président semble avoir gagné des points suite à cette démonstration de force juste un jour après la manifestation d’Andry Rajoelina pour présenter 4 de “ses ministres” et qui a moblisé 5 000 sympathisants sur la place du 13 Mai. Cette manifestation était d’autant plus importante car les médiateurs sont désormais tous sur place (ONU, UA, COI, France) et les longues tractations vont commencer.

Stade de Mahamasina 11 02 2009
Stade de Mahamasina 11 02 2009
Stade de Mahamasina 11 02 2009

Fil des évènements du samedi 14 février

Rassemblement pro-Ravalomanana du 14 février

Rassemblement pro-Ravalomanana du 14 février

Publication en heure malagasy : [Pensez à actualiser la page – touche F5]

  • 18:30 – AFP : « 30.000 partisans pour soutenir Marc Ravalomanana (…) 10.000 personnes sur la place du 13 Mai »
  • 18:00 – Tuléar : la ville a été calme après les tentatives de pillage d’hier et d’avant-hier. Les forces de l’ordre patrouillent.
  • 16:00 – Andry Rajoelina peinerait à recruter au sein de son gouvernement de transition. Une source proche de son camp a déclaré l’existence d’une « réelle scission au sein même de son entourage ». M. Rajoelina a confirmé hier sur RFO « détenir des accords secrets (…) qu’il ne peut révéler ».
  • 14:30 – AFP: plus de 30 000 personnes aujourd’hui au stade de Mahamasina, pas d’estimation du nombre de manifestants sur la place du 13 Mai.
  • 14:15 – Fin du speech du président: le pays accueillera malgré tout le sommet de l’UA à la fin du mois de juin.
  • 14:00 – Déclaration du président Ravalomanana à Mahamasina : Il déclare qu’il est encore le président et qu’il ramènera l’ordre et le calme très vite. Il invite pour cela la population à garder son calme et son sang-froid et à aider les forces de l’ordre. Il demande de ne pas répondre à la provocation et il condamne les personnes à l’origine des troubles. La population n’a auncun intérêt à détruire les biens communs aux Malagasy.
  • 13:40 – Fin de meeting place 13-mai : Andry Rajoelina a affirmé devant une foule éparse vouloir prendre les ministères lundi.

Le Président Ravalomanana devant le stade de Mahamasina

Le Président Ravalomanana devant le stade de Mahamasina samedi 14/02

  • 13:30 – Démentis en cascade : Andry Rajoelina a pointé du doigt hier l’hôtel restaurant Papango en face de la place du 13-mai, d’héberger un tireur d’élite qui serait en charge de le tuer. L’information a été démentie par les gérants qui affirment dans un communiqué que leur établissement est fermé car en chômage technique depuis le 28 janvier. L’Hôtel du Louvres dément aussi avoir abrité des tireurs d’élite samedi 7 février et souligne que l’établissement appartient exclusivement à des particuliers et que le président Ravalomanana n’a aucune part dans son capital comme on veut le faire croire place du 13-mai.
  • 13:00 – Le Président Marc Ravalomanana est à Mahamasina
  • 13:00 – Il y a beaucoup plus de monde que mercredi dernier. Le stade de Mahamasina est rempli : tribunes, gradins et pelouse remplis. Beaucoup de monde dehors également. Un important service d’ordre autour du stade.
  • 13:00 – Andry Rajoelina a réaffirmé hier avoir été appelé « Monsieur le Président » par le ministre français à la coopération Alain Joyandet malgré le démenti de l’ambassade de France.
  • 13:00 – Les taxis et les transporteurs régionaux mettent fin à leur grève. Ils dénoncent l’insécurité et le manque de client depuis le début de la crise.

Vidéo de l’arrestation du PM Manandafy Rakotonirina

30 avril 2009

Le Premier ministre Manandafy Rakotonirina désigné par le Président Marc Ravalomanana, a été arrêté dans la nuit de mercredi par les bras armés d’Andry Rajoelina, à la tête de la HAT. Un mandat d’arrêt a été émis par le célèbre putschiste pour « atteinte à la sureté de l’état » d’après son porte-parole Annick Rajaona. La vidéo parle d’elle-même et nous rappelle particulièrement le kidnapping du pasteur Rasendrahasina à Antanimena, sous les yeux de Niels Marquardt, ambassadeur des USA à Madagascar. Le commandant Charles qui a mené l’opération au Carlton, avait cette fois-là menacé de son arme, les émissaires étrangers et l’ambassadeur.

« Homme politique de 71 ans et qui a jalonné l’histoire politique du pays depuis 1972 (…) Manandafy Rakotonirina, arrêté comme un simple délinquant par un pouvoir qui a toujours prôné la liberté de parole et d’action, » écrit un observateur.

Cette capture intervient à la veille du « Groupe International de Contact » à Addis Abeba.
Une coïncidence inquiétante, qui plus est, que la délégation menée par Ny Hasina Andriamanjato y a trouvé portes closes. En effet, hormis quelques ambassades, elle n’a été reçue par aucune des instances présentes attendues lors de cette rencontre, à savoir les organisations internationales, les grands bailleurs de fonds et les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Peut-on alors parlé ici d’une prise d’otage, ou d’un moyen de pression de la HAT ?

Une chose est sûre, au-delà de la chose politique, cette vidéo montre le visage familier de la Haute Autorité depuis le coup d’Etat du 17 mars dernier.

Video : Manandafy Rakotonirina (30 avril)

1 mai 2009Manandafy Rakotonirina (30/04)

Manandafy Rakotonirina (30/04)

Le Premier ministre Manandafy Rakotonirina a été autorisé à s’exprimer jeudi devant les journalistes pour donner des informations sur son état de santé. Il est apparu le sourire aux lèvres avec un visage marqué de bleus. Il a déclaré avoir reçu des coups à la tête après son arrestation au Carlton et demande à subir rapidement un scanner. « J’ai la santé d’un homme de 35 ans avec mes 70 années » plaisante-t-il, « mais je dois subir un scanner ». Il a ajouté avoir été capturé « sans mandat d’arrêt et mandat d’amener ».

En effet, selon lui, il aurait été prévu qu’il soit mort « d’ici le 2 mai (…) selon les plans de la France » et d’ironiser que le scanner pourra « montrer » que si cela arrivait, que les coups en seraient la cause et « non autre problème » de santé.

Interrogé sur la poursuite du mouvement légaliste, le prisonnier politique demande à ce que la population « protège son choix » : « la population a le choix entre protéger sa décision ou regarder sa décision se faire bafouer ».

Vidéo :

Le Général Désiré Rakotoarijaona lance un appel fort aux militaires et à Andry Rajoelina

15 septembre 2009

Le Général Désiré Rakotoarijaona a répondu hier aux questions des auditeurs de la Radio Fahazavana. Le Général a lancé un appel fort à ses frères d’armes de cesser toute « violence partisane » et de rester « neutre » dans cette crise.

« Les militaires ne doivent pas faire de la politique, » selon lui. Lui d’ajouter que « si la population avait pu s’exprimer sur la place de la Démocratie, il n’y aurait pas eu ces escalades de violence. »

Sur la suite des évènements, « pour l’amour de la nation, ils doivent revenir à la table des négociations », a affirmé le général, faisant référence à la mouvance TGV. Andry Rajoelina doit y « revenir en urgence » pour « éviter à la population de souffrir d’avantage (…) d’autant plus que les prémisses d’une guerre civile sont aujourd’hui visibles », a-t-il alerté.

Interrogé sur la mauvaise image de l’armée au sein de la population, il a déclaré qu’il en est « conscient », et confirme que « certains militaires contribuent quotidiennement » à cette dégradation, ajoutant que « parce qu’ils ont des armes, les militaires doivent impérativement respecter la discipline » et toujours « parce qu’ils ont des armes, ils ne doivent pas faire justice eux-mêmes. »

A la question d’une auditrice si les « ainés de l’armée » allaient prendre leur responsabilité, le général conclut : « c’est ce que nous faisons, en venant ici je prends déjà mes responsabilités ».

Fil des évènements du samedi 7 février

8 février 2009Samedi 07 février 2009

Samedi 07 février 2009

Heure malgache : (Pensez à réactualiser votre page, touche F5)

  • 23:00 – Interrogé par CNN, Rodney Ford, un porte-parole de l’Ambassade des Etats-Unis à Madagascar, a déclaré que son pays a oeuvré jusqu’au bout pour le dialogue et pense que « personne ne voulait la violence ». Il a aussi ajouté avoir reçu des rapports comme quoi la garde présidentielle a jeté des gaz lacrymogènes et tiré des coups de sommation pour disperser la foule.
  • 18:50 – L’hôpital HJRA appelle aux dons de sang.
  • 18:40 – L’Ambassade de France a appelé tous ses ressortissants, et leur a fortement conseillé de ne pas quitter leur domicile. La situation est considérée comme « extrêmement préoccupante », et des mesures vont êtes prises pour garantir la sécurité des expatriés.
  • 18:00 – L’hôtel du Louvre dément la présence de mercenaires, la prise d’otages, et la présence de militaires sur leur toit comme annoncées préalablement par la radio VIVA.
  • 17:45 – Des groupes de casseurs et de pilleurs se sont formés.
  • 17:40 – Le président Ravalomanana a fait une déclaration sur TVM. Il appelle la population à rester calme. Il se dit très touché et affecté par les pertes humaines, et dénonce l’irresponsabilité de ceux qui se permettent de lancer la foule sur un palais présidentiel. « Ceux-ci sont allés trop loin ».
  • 17:10 – Mise à jour galerie photo ci-dessous.
  • 16:45 – La HJRA lance un appel au  élèves paramédicaux pour les aider à soigner les blessés.
  • 16:40 – D’après les images diffusées par MaTV et TV Plus, Andry TGV n’était pas à Antaninarenina. Seuls le Général Dolin et Monja Roindefo étaient présents et font l’objet d’un mandat d’arrêt des forces de sécurité. Les forces de sécurité ont repris le contrôle d’Antaninarenina.
  • 16:25 – Bilan provisoire d’HJRA, 15 morts (25 morts selon Antsiva). Des gendarmes blessés par balle sont pris en charge par les secouristes.
  • 16:10 – Le journaliste de la RTA est mort.
  • 16:05 – L’EMMONAT quadrille Antaninarenina. Des manifestants sont toujours présents.
  • 16:00 – Des nouveaux coups de feu ont retenti à Ambotsirohitra. Incertitudes sur les auteurs et les cibles.
  • 15:55 – Photos de la manifestation d’aujourd’hui ci-dessous.
  • 15:45 – Des témoins auraient vu des individus en civils ouvrir le feu sur la foule. Personne ne connaît leur identité mais des proches de TGV affirment que ce sont « des mercenaires au service de l’Etat ». 2 journalistes auraient été touchés.
  • 15:40 – 300 blessés (estimation provisoire) d’après les secouristes d’HJRA. Des ambulances sont à Antaninarenina.
  • 15:20 – Pas de nouvelles de la délégation. TGV serait encore avec les manifestants.
  • 15:15 – Avis contradictoires: d’après Antsiva les tirs viendraient de l’extérieur, près de l’hôtel Colbert plus exactement. Selon Viva en revanche les tirs viendraient du palais.
  • 15:10 – TGV depuis la manifestation, déclare sur la radio Viva  que ceux qui ont tiré doivent être jugés et que l’EMMONAT doit arrêter les tireurs à Ambotsirohitra.
  • 15:05 – Bilan plus lourd: 25 morts. Un car de police près du Shoprite aurait été incendié. La colère monte dans la foule, certains manifestants commencent à fuir.
  • 15:00 – Il y aurait près de 15 morts. Un journaliste de la RTA serait touché. Des renforts de l’EMMONAT devraient arriver sur les lieux.
  • 14:55 – Les négociations auraient échoué ce qui a entraîné le forcing des manifestants pour rentrer dans le palais. Les tirs proviendraient des militaires a l’exterieur du palais (pas de la garde présidentielle).
  • 14:50 – Confirmation !! Des manifestants sont blessés. Les négociations pour rentrer n’ont pas abouti les manifestants ont brusquement décidé de faire le forcing pour rentrer, réaction rapide des militaires !!
  • 14:45 – Coups de feu à Ambotsirohitra, pas d’informations confirmées s’il y a des blessés.
  • 14:35 – M.Roindefo et sa délégation entrent dans le palais.
  • 14:15 – Avertissement des militaires: les manifestants ne doivent pas entrer dans la zone rouge. Les militaires dans le palais eux sont armés et prêts à tirer.
  • 14:10 – Contrairement à 2002, aucun représentant des églises ni de mpiandry ne sont présents.
  • 14:05 – Le général Dolin négocie avec les militaires.
  • 14:00 – Grosse tension devant le palais. Des soldats casqués et avec des boucliers mais sans mitraillettes, sont présents à chaque artère menant au palais.
  • 13:55 – Seuls M. Roindefo et ses émissaires vont entrer dans le palais pour discuter. Les manifestants sont invités à rester dehors.
  • 13:50 – Les premiers manifestants sont maintenant sur le Jardin d’Antaninarenina. Les forces de l’Ordre à l’extérieur du Palais semblent avoir reçu instruction de ne pas tirer. Des gardes présidentiels, à l’intérieur du Palais seraient en train de prendre position. Il semblerait que M. Roindefo soit en tête du cortège, dans une voiture.
  • 13:45 – Présence imposante des forces de l’ordre à Antaninarenina.
  • 13:25 – Andry Rajoelina et ses partisans se dirigent vers Ambotsirohitra.
  • 12:45 –  Andry Rajoelina, président de la « Haute Autorité pour la Transition ».
  • 12:30 – Andry Rajoelina annonce la composition de son gouvernement de transition :
    Monja Roindefo, fils de Monja Jaona, président du parti Monima Ka, est désigné Premier Ministre du gouvernement de transition
  • 11:30 – Andry Rajoelina est sur la place du 13 Mai. Absence de Rossy.
  • 10:30 – D’après un témoin occulaire, il y aurait 5000 personnes environs sur la Place du 13 mai, mais beaucoup sont encore en route.

Entendu sur Viva entre 9h10 et 9h15 :
D’après le journaliste de Viva, étant donné que Ban Ki Moon est Asiatique (« sonoa »), il a intérêt à protéger au plus vite les intérêts des Investisseurs Asiatiques présents à Madagascar et qui sont nombreux. Aussi, toujours d’après le journaliste de Viva, il faut se poser des questions sur l’objectivité de l’envoyé de Ban Ki Moon et se méfier de lui. Il annonce que l’émissaire viendra sur la place du 13 Mai aujourd’hui à 11h.

07 février 2009
07 février 2009
07 février 2009
07 février 2009
07 février 2009
07 février 2009
07 février 2009
07 février 2009

A Vous la Parole : « Epilogue fatale et acte 1 du retour à la Démocratie »

2 octobre 2009 De l'épilogue fatale à New York au retour à la démocratie à travers les accords de Maputo

De l’épilogue fatale à New York au retour à la démocratie à travers les accords de Maputo

A trop vouloir jouer avec le feu l’on finit par se brûler. L’épigone de la lignée des dictateurs, Rajoelina, récemment atteint d’une sorte d’hémianopsie, a essuyé un fiasco retentissant en ayant été interdit de parole, coup sur coup les 24 et 25 septembre 2009 à l’Assemblée Générale des Nations Unies. Cet épisode remarqué implique autant de messages forts que de conséquences historiques dont on connaissait les germes puisque le ver était en fait déjà dans ce fruit que les tenants de la HAT croyaient si délicieux.

DES MESSAGES FORTS

A New-York M. Rajoelina et sa délégation voulaient faire la démonstration d’une légitimité supposée acquise. Or, l’épisode peu glorieux qui est survenu au prétendu « Président » de Madagascar, qualité usurpée sous laquelle il s’est présenté devant cette instance des Nations Unies, a été un coup de massue. Il ne serait pas si grave si ce n’est qu’il a porté la honte sur Madagascar. Mais, il est vrai aussi que d’une certaine façon il a rendu un grand service à la cause démocratique de son pays puisque sa seule présence a suscité une très vive réaction des nations civilisées, à commencer par les pays africains, et en leur sein les pays membres de la SADC, et les principaux partenaires de Madagascar, lesquels par leur vote ont réussi, chose exceptionnelle dans les annales de l’Assemblée Générale des Nations Unies, à interdire de parole à la tribune un orateur initialement inscrit.

Le premier message s’affichait ainsi pour dire un « Non » catégorique à des auteurs de coup d’Etat. Car, et c’est le second message, il était inacceptable qu’une entité factieuse qui foule au pied les principes universels figurant dans le Préambule de la Charte des Nations Unies s’exprime à l’adresse du monde entier. Ces mêmes nations savent également que Madagascar, la Grande Ile, nantie de ses valeurs propres de civilisation qui sont aussi à la source de ces principes universels, ne pouvait pas être représentée par des factieux. C’est le troisième message. Il y a une autre dimension importante à relever: la solidarité internationale a joué à fond pour, non seulement barrer la route à des factieux, mais surtout à les forcer à se démettre. Précisément, ce n’est pas un hasard si le représentant des Etats-Unis à la Commission onusienne des droits de l’homme a saisi l’occasion du fiasco de M. Rajoelina pour marteler le fait que la HAT doit se démettre pour laisser place à un pouvoir démocratique. C’est le quatrième message. Enfin, le cinquième message (à double volets) à retenir devrait faire réfléchir grandement la France et la Lybie, les deux pays qui n’ont pas hésité à soutenir Rajoelina dans sa folle escapade onusienne: d’une part, ce qui s’est passé à l’Assemblée Générale des Nations Unies doit être interprété comme constituant une sanction diplomatique claire contre les dirigeants d’une soi-disant « autorité » qui maintient tout un peuple sous son joug, et une telle sanction devrait être logiquement suivie des sanctions ciblées prévues par les instruments politiques et juridiques adoptés au sein de l’Union Africaine, qu’un récent communiqué du 18 septembre 2009 du Président de la Commission de l’Union Africaine a fort opportunément rappelé. D’autre part, l’entêtement de la France et de la Lybie, désormais montrées du doigt, les conduira inévitablement à leur isolement diplomatique dans le cas de Madagascar si elles ne se ravisent pas à temps en emboîtant le pas aux défenseurs et promoteurs des valeurs démocratiques.

POUR LA RECONSTRUCTION ET LE RELEVEMENT MORAL

L’opinion publique, tant nationale qu’internationale, est convaincue depuis fort longtemps du discrédit qui accable la HAT et de la disqualification de ses dirigeants pour conduire les affaires de l’Etat, ce d’autant plus que non seulement la HAT s’est maintenue malgré les stipulations de la Charte de Maputo, mais pire, ses tenants, à commencer par leur chef, M. Rajoelina, se sont eux-mêmes exclus du processus imposé par cette même Charte. Cette conviction reçoit une nette confirmation avec les faits qui se sont déroulés à New-York au sein des Nations Unies.

Dans ces conditions, toutes les forces démocratiques de ce pays devraient unir leurs efforts et leurs actions pour parvenir à imposer la fin d’une aventure aussi lamentable que préjudiciable à la nation entière. La fin de la HAT est programmée, elle s’inscrit désormais comme une donnée et une nécessité actuelles, admises, urgentes et incontournables.

Trois mouvances, celles du Président Ravalomanana et celles des anciens présidents Ratsiraka et Zafy sont maintenant face à une responsabilité historique qu’elles disent, à juste titre, vouloir assumer pleinement. A notre connaissance un Pacte politique et moral les lie déjà. Leur feuille de route est d’autre part toute tracée, c’est celle imposée par la Charte de Maputo. Elles s’affirment donc et prouvent de jour en jour comme étant les seules capables d’assumer les hautes charges qu’appellent les objectifs définis et assignés. Enfin, elles n’ont de cesse d’appeler à l’unisson de la cause nationale la mouvance Rajoelina. Ces constats étant acquis, il n’en demeure pas moins que les corps constitués, par leur abnégation obligatoire que dicte leur statut de serviteur de l’Etat – mais un Etat servi par un pouvoir légal -, les forces vives de la nation, par leur capacité productive et inventive inhérente à leurs vocations, tous se doivent d’adhérer maintenant ou jamais à ce qui se présente comme un ardent devoir national indissociable: la reconstruction et le relèvement moral.

Pour cela, il faut bien sûr que dans les délais les plus brefs, le Gouvernement de consensus se mette en place, dans l’esprit d’un véritable consensus, c’est à dire non pas autour de choix du plus petit dénominateur commun, mais dans la détermination d’objectifs communs ambitieux à la hauteur des graves enjeux du moment. C’est d’ailleurs à cette condition que les aides et les accords de coopération que prévoit la Charte de Maputo pourront être largement accordés par la communauté internationale, ce qui suppose aussi que d’emblée le dispositif diplomatique mis en place par le Président Ravalomanana avant le coup d’Etat du 17 mars 2009, et qui a donné les multiples preuves de son efficacité, puisse être maintenu à condition que les chefs des missions diplomatiques qui ont fauté en servant la HAT soient remerciés.

Il n’y a donc plus à tergiverser, une véritable dynamique politique autour des trois mouvances, dont on voit actuellement les contours, doit rapidement prendre de l’ampleur et bénéficier de l’appui sans réserve du Peuple mais aussi de la communauté internationale. Cette réalité doit prendre corps immédiatement, surtout dans la perspective de la venue prochaine, le 6 octobre 2009, d’une importante mission internationale d’évaluation conduite par le Président de la Commission de l’Union Africaine, auquel doivent se joindre le Président de la Commission Justice et Paix de la même Organisation et les membres du Groupe International de Contact sur Madagascar. C’est une chance unique à saisir et à ne point rater.

La dure fatalité s’abat sur une HAT moribonde pour un épilogue sans gloire – comment aurait-il en être autrement ? il faut maintenant qu’un chapitre nouveau s’ouvre sur un nouvel acte : la mise en place définitive des institutions prévues par la Charte de Maputo, qui doit correspondre à l’Acte I du retour à la Démocratie à Madagascar.