Madagascar
Madagascar : fil infos du 15/10

Crise à Madagascar : prochaine étape, Genève
- 18:00 – Le décret portant sur la nomination d’Eugène Mangalaza à la Primature par Andry Rajoelina a été suspendu par le Conseil d’Etat (lire l’attestation du Conseil d’état)
- 15:00 – La présence de la mouvance Ravalomanana à Genève n’est pas encore assurée
- Une nouvelle réunion des 4 mouvances va avoir lieu ce samedi 17 octobre à Genève
- Monja Roindefo : « Je crois qu’à l’allure où les choses vont, je me suis trompé de combat » (lire l’interview sur le Times of Madagascar)
- L’euro se négocie autour de 3 000 ariary (15 000 FMG). La monnaie s’est dépréciée de 20% depuis juin 2009 et de près de 40% depuis le début de l’année.
- Les « forces du changement » (Esoavelomandroso Manassé, Andriamanjato Richard, Voninahitsy Jean Eugène, Alain Ramaroson, Patrick Monibou et le Général Désiré Ramakavelo) veulent essayer de réconcilier Monja Roindefo et Andry Rajoelina.
- La mouvance Ravalomanana a fortement critiqué le GIC d’être un organe « décisionnel » et non « facilitateur des négociations » et cela peut s’apparenter à de »l’ingérence étrangère ».
- Monja Roindefo a déclaré qu’un simple communiqué ne peut dissoudre un gouvernement
Madagascar : accord caduque et non consensuel

Présidence compromise pour Andry Rajoelina ou même scénario de sortie de crise que la Mauritanie et la Guinée pour Madagascar ?
Suite à la décision de nommer Andry Rajoelina à la tête de la prochaine transition, un certain flottement a régné durant toute la journée de mercredi.
Un certain empressement
Contre toute attente, tout est allé très vite. A partir de déclarations plus ou moins officielles, le battage médiatique sur internet a été très rapide. Certains sites ou agences de presse avançant trop vite que l’accord fut consensuel et officiel entre toutes les mouvances, ce qui ne fut pas le cas puisque d’une part la mouvance Ravalomanana s’est fortement opposée à ce que Rajoelina mène la transition et que d’autre part aucun accord n’a été signé. Cependant l’incertitude s’est installée davantage suite aux propos de Lire la suite »
Madagascar : éviter à tout prix le scénario guinéen

157 morts en Guinée ce dimanche lors d’une manifestation de l’opposition. La population a décidé de continuer à lutter jusqu’à la chute du pouvoir issu d’un coup d’Etat. En photo, Moussa Dadis Camara, lors de son coup d’Etat en décembre 2008
157 civils tués de sang froid par le régime putschiste. La communauté internationale a unanimement et fermement condamné cet acte criminel et sanglant. Malheureusement, le scénario du putsch guinéen nous rappelle ce qui se passe actuellement à Madagascar, et fait froid dans le dos. Voici un rappel des faits.
Promesses de démocratie, remises en question des contrats miniers
La prise de pouvoir en Guinée du jeune capitaine Moussa Dadis Camara (45 ans), le 24 décembre 2008, avait suscité beaucoup d’espoir. Sa prise de pouvoir, au lendemain de Lire la suite »
Brèves de l’actualité au 29/09

"Fin de la dictature", promesse de démocratie, Accords de Maputo, Charte des valeurs...etc, qu'en est-il aujourd'hui de la parole et de la signature d'Andry Rajoelina ?
- Sortie de crise : L’application des accords de Maputo, menant rapidement vers une consultation démocratique libre et transparente demeure le principal objectif du Groupe de contact international, qui selon plusieurs sources, n’exclut pas une intervention militaire des forces de la SADC pour déloger les auteurs du coup d’Etat
- Andry Rajoelina devrait revenir à Madagascar mercredi. Il est à Paris depuis dimanche
- Une résolution qui interdirait les régimes issus de coup d’Etat des institutions de l’ONU a été proposée par le Ministre des affaires étrangères de la Namibie. « Les régimes issus de coup d’Etat doivent être bannis de toutes les institutions des Nations Unies » a-t-il déclaré lors de l’AG de l’ONU, tout en appelant à une proche coopération de l’ONU avec l’UA (Union africaine)
- Invitation à l’ONU : interrogé par l’agence de presse AP, un porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a affirmé que l’invitation à l’Assemblée Générale n’a jamais été envoyée à Andry Rajoelina en personne mais à la Mission de Madagascar auprès des Nations Unies
- Stade de Mahamasina : après la Place de la démocratie, le pds Edgard Razafindravahy a également interdit toutes manifestations politiques dans le stade municipal du centre d’Antananarivo
- Place de la démocratie : Edgard Razafindravahy, placé par Andry Rajoelina à la tête de la municipalité de la capitale, a ordonné l’interdiction de toutes manifestations sur la place de la démocratie. Cette place a été inaugurée en janvier dernier par Andry Rajoelina, afin de permettre à tous les partis d’y manifester en toute « liberté d’expression et d’opinion »
- Répression de la manifestation de samedi : au moins 8 personnes ont été blessées et 17 arrêtés par les militaires dont un journaliste. Une personne a été grièvement blessée par des tirs à balles réelles d’un militaire en état d’ébriété dans l’enceinte d’un hôtel où se déroulait une conférence de presse des trois mouvances
De New York à Madagascar, ces dirigeants qui nous font honte

Pendant qu'Andry Rajoelina et Ny Hasina Andriamanjato paradaient à New York, ses hommes armés réprimaient violemment les manifestants à Antananarivo (photo du bas : La Une du jour de Midi Madagascar)
Quelle image déplorable que celle donnée ce week-end par nos dirigeants. A New York un leader auto proclamé mis au ban des Nations Unies et à des milliers de kilomètres de là un mouvement pacifique d’opposition purement et simplement réprimé.
Jamais 2 sans 3
Tout avait pourtant bien commencé pour Andry Rajoelina : une invitation à New York pour le sommet des Nations Unies. Une consécration pour celui qui a pris le pouvoir par les armes et qui s’acharnait pour être enfin reconnu par la communauté internationale. L’ONU était pour lui le marche pied vers la reconnaissance, la consécration. La machine médiatique était en marche : les membres de la HAT évoquaient Lire la suite »
Brèves sur l’actualité au 25/09

Elections présidentielles dans les trois mois ?
- Les USA ont appelé mardi « les leaders des gouvernements anticonstitutionnels » à Madagascar de se retirer. Prenant la parole lors de la session du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, le Chargé d’affaires américain, Douglas Griffiths, a appelé à la tenue d’élections, ajoutant que « l’administration (US) ne pouvait rester indifférent lorsque les systèmes constitutionnels et démocratiques sont minés ou renversés pure et simplement »
- Préparation des élections par les autorités issues du coup d’Etat. Des opposants dénoncent en termes forts ce qu’ils considèrent comme une « initiative unilatérale, une absurdité démocratique et une fraude électronique massive en gestation ». Ils demandent l’application des accords de Maputo et à défaut de « sévères sanctions » contre un « régime illégal »
- Les autorités de facto s’attèlent à la préparation des futures élections. Cécile Manorohanta, placée au ministère de l’intérieur par Andry Rajoelina, lance son projet de constitution de nouvelle carte d’identité en vue des prochaines élections présidentielles
- Sortie de crise – Election présidentielle dans les plus brefs délais. D’après les derniers échos, une élection dans les plus brefs délais figurerait parmi les options de sortie de crise du GIC en cas d’échec des négociations ; les sanctions ciblées en seraient une autre.
- Des journalistes participent depuis lundi à un atelier sur « le rôle de la presse dans une démocratie ». Cette sensibilisation est une initiative des USA à travers le NED, une association américaine à but non-lucratif dont l’objectif officiel est l’éducation et la formation à la démocratie à travers le monde
- Guerre en coulisse entre Monja Roindefo et Andry Rajoelina ? - De source informée, sur requête d’Andry Rajoelina en personne, sa garde rapprochée a explicitement sollicité jeudi le départ de Monja Roindefo. Selon la source, la cohésion de façade aurait cédé aux menaces entre les deux compères, précisant que si Roindefo tombe alors Rajoelina tombera également et réciproquement
- Andry Rajoelina n’a pas été autorisé à monter hier à la tribune de l’ONU pour faire son discours lors du sommet sur le changement climatique à New York. Un peu plus tôt, son nom fut retiré de la liste officielle des intervenants avant d’être à nouveau ajouté aujourd’hui pour la fin d’après midi
A Vous la Parole : les dessous peu glorieux de la collusion France-Rajoelina
Pour comprendre le casse-tête malgache actuel, et surtout l’entêtement surprenant du jeune « D.J » qui prétend présider aux destinées de Madagascar, il faut toujours et encore, voire exclusivement, chercher du côté des vieux démons de la France-Afrique les clés d’une problématique qui, pourtant et autrement traitée, aurait déjà pu trouver facilement sa solution si l’on voulait bien la prendre par les cornes. Car, plutôt que de blâmer « l’incapacité des Malgaches à résoudre leurs propres problèmes », sempiternelle lamentation facile et à bon prix que véhiculent bien volontiers des âmes bien pensantes dans les allées du Quai d’Orsay et de l’Elysée, ces Messieurs-dames Lire la suite »
Point sur l’actualité (week-end du 19/09)

Devant la place de la légalité (18/09) photo:RLF
- Fetison Rakoto Andrianirina demande aux légalistes d’être prudent face aux rumeurs et aux désinformations, se référant notamment au grand rassemblement de ce samedi, qui selon lui n’a jamais été prévu par les 3 mouvances, ajoutant que : « le retour à la légalité ne doit pas forcement passer par les manifestations de rue (…) il ne faut pas favoriser les casseurs »
- Fetison Rakoto Andrianirina a réitéré la position de la mouvance Ravalomanana concernant la Présidence et la Primature de la Transition : « parce l’élection présidentielle est primordiale pour le retour à l’ordre constitutionnelle, il est important que la personnalité qui dirige la transition soit neutre et ne soit pas issue des 4 mouvances (…) », cela afin d’éviter « toutes contestations de part et d’autre » sur le résultat de cette élection. Le chef de la délégation intervenant sur la Radio Fahazavana rappelle néanmoins que « parce qu’on ne peut oublier le coup d’état et parce qu’il s’agit d’un soulèvement populaire (…) la mouvance Ravalomanana n’est pas contre le fait d’accorder la Primature à la mouvance Rajoelina, cependant elle refuse que la Présidence de la Transition soit attribuée à l’auteur du coup d’état »
- Fetison Rakoto Andrianirina a rappelé que les décisions communes prises par les 3 mouvances se feront après l’ultimatum du 20 septembre
- Une tentative de kidnapping de Monja Roindefo aurait échoué hier matin à Mahazoarivo. Les éléments du FIS, les lieutenants-colonels Charles Andrianasoavina et Lylison Réné revendiqueraient sa démission rapporte le quotidien Midi Madagascar
- Nations Unies : déclaration du président de la 64ème session de l’assemblée générale de l’ONU : « Nous condamnons tout changement de régime par la force, dont les coups d’État, dans n’importe quel pays, qu’il s’agisse du Honduras, de Madagascar, de la Mauritanie ou de la Guinée »
- Société civile et les 4 mouvances : à l’issue de la rencontre entre les organisations de la société civile et des représentants des 4 mouvances politiques, il a été communément décidé que la société civile et les forces armées devraient réunir les 4 chefs de files des mouvances pour reprendre le dialogue sur la mise en œuvre des accords de Maputo (lire communiqué)
- Aucune déclaration afférant à la crise actuelle n’a été faite hier à l’issue de la réunion des « Obimanaga » de l’armée à Betongolo. Le général Edmond Rasolomahandry, chef d’Etat major du régime Ravalomanana n’y a pas assisté
- Pierrot Rajaonarivelo présentera officiellement son nouveau mouvement politique en octobre
- Les leaders du mouvement légalistes étaient tous absents lors de la séance de prière prévue place de la légalité hier après midi
Point sur l’actualité du 18/09

Selon le colonel André Rakotonandrasana, la Libye ferait dons de trois hélicoptères et un avion militaires. (Photo : avion cargo libyen vu à Ivato le 8/09)
- Le collectif GTT prévoit une grande manifestation demain au Trocadéro à Paris. Selon les organisateurs, tous les membres du GTT International seront présents ainsi que des représentants d’autres pays africains concernés par la Françafrique
- Chute de l’Ariary : l’Euro se vend aujourd’hui à plus de 3000 Ariary (lire ici)
- La grande réunion de crise de l’armée se déroulera ce jour au CEMES Betongolo. Le chef d’état major du régime Ravalomanana, le Général Rasolomahandry assistera à cette réunion
- Les ainés de l’armée prennent leur responsabilité – après le Général Rakotoarijaona, c’est au tour du Général Guy Ratrimoarivony d’appeler les politiciens au dialogue et les militaires à la neutralité et au respect de la vie, de la nation et de la hiérarchie
- Non reconnaissance, les précisions de l’ONU – l’invitation d’Andry Rajoelina au sommet concernant le réchauffement climatique n’est « en aucun cas une reconnaissance, ni un début de reconnaissance » ont précisé les Nations Unies, ajoutant que des politiciens en activité ou pas de différents pays ont aussi été invités à cette conférence onusienne
- Rassemblement des 3 mouvances – plusieurs sources nous ont confirmé la volonté de certains ténors de la mouvance Rajoelina à « saboter » la grande marche des trois mouvances de demain, quitte à « payer au prix fort les jeunes des bas-quartiers », selon l’une d’elle. Le KMDTF a affirmé hier qu’ils empêcheront cette marche sur la place du 13 mai
- Dans un communiqué, la mouvance Ravalomanana appelle ses partisans à rejoindre la place de la légalité à partir de vendredi
- Le colonel André Rakotonandrasana a déclaré que la Lybie ferait dons de trois hélicoptères de type MI8 et d’un avion militaire
Point sur l’actualité du 15/09

Tension toujours vive à Anatananarivo. Le véhicule 4x4 d'un citoyen en flamme suite à l'explosion d'une grenade lacrymogène
- Le Général Edmond Rasolomahandry, chef d’état-major du régime Ravalomanana, est arrivé aujourd’hui à Madagascar en provenance d’Afrique du Sud. Il a convenu de rencontre demain le Colonel André Ndriarijaona pour lui soumettre ses propositions de sortie de crise (en savoir plus ici)
- Le Général Désiré Rakotoarijaona a répondu hier aux questions des auditeurs de la Radio Fahazavana. Le Général a lancé un appel fort à ses frères d’armes de cesser toute « violence partisane » et de rester « neutre » dans cette crise. (En savoir plus ici)
- Le Pr Zafy Albert a entamé une tournée des provinces au nom des trois mouvances. Il entend expliquer à la population les réalités de la situation en raison du manque d’information et des censures des médias publics
- Le FIS a établi une liste de personnes à arrêter. Les noms de Raveloson Constant, Aimé Rakotoarison et Zafilahy Stanislas figurent sur cette liste. Des échos du ministère de la Justice faisaient état hier soir d’une arrestation de l’ensemble des leaders légalistes
- Débat télévisé – Fetison Rakoto Andrianirina de la mouvance Ravalomanana et Monja Roindefo de la mouvance Rajoelina seront les deux invités d’un débat télévisé sur la chaîne nationale à 21heures
- La crédibilité de la HAT épinglée par un politicien : « Ils auront beau accuser les légalistes sur tous les toits de Madagascar, créer des terroristes et des militaires, réaliser de fausses interviews sur leurs chaines de radios, appeler leurs papiers ‘vérité ou véracité’, plus aucun malagasy ne croira la parole de ces putschistes, » s’est exclamé un politicien légaliste en réponse à ce qu’il appelle une « campagne de diabolisation menée par la HAT. » Concernant les perturbations de la fin de la semaine passée, il ajoute « si la justice avait fait son travail depuis le 26 janvier (lundi noir), tous les membres de la HAT seraient déjà en prison »
- La franco-malagasy Naika Eliane « avait été arrêtée sans mandat d’arrêt, d’emmener ou encore de perquisition » selon son avocat, qui ajoute qu’elle n’a jamais quitté les lieux de sa résidence et donc « ne peut être accusée d’attroupement, de rébellion, ou encore de destruction de biens d’autrui »
- Après sa controversée arrestation par le FIS, la sénatrice Naika Eliane a été placée en résidence surveillée lundi à Manjakandriana. Elle souffrirait de contusions à la tête, au cou et à sa cheville. Son procès se tiendra le 13 octobre, selon son avocat
- Le bilan des affrontements entre les forces de l’ordre et les manifestants font état de 3 blessés et un véhicule incendié suite à l’explosion de grenades anti-émeute
Les légalistes manifestent librement à Paris

Madagascar - Gabon : dans la rue contre la "Francafrique"
Alors que les manifestations sont toujours réprimées par les militaires à Antananarivo, les légalistes ont pu manifester ce samedi 12 septembre dans Paris, afin de sensibiliser l’opinion publique sur les « méfaits de la Françafrique » à Madagascar et en Afrique.
A l’initiative des GTT, ils ont sillonné les grandes places parisiennes dans un cortège mené par les motos des forces de l’ordre françaises, de la Place de la République jusque dans le 8ème arrondissement, où ils ont rejoint les gabonais. Les gabonais étaient venus manifester contre « le coup d’Etat électoral ou l’élection truquée d’Ali Bongo, aidée par la France et ses réseaux françafricains ».
Selon les organisateurs, les français rencontrés étaient « très attentifs et réceptifs, » mais visiblement peu au courant des faits de la Grande Ile. La manifestation fut accueillie par des encouragements et des applaudissements. Des milliers de tracts ont été distribués.
Ces actions contrastent totalement avec celles de la semaine passée. « La seule différence : à Paris, nous avons pu manifester librement, tandis qu’à Madagascar, nos compagnons ont été, comme d’habitude bâillonnés, ne pouvant pas accéder à Ambohijatovo, place déclarée pourtant ‘de la Démocratie’ » dénoncent les organisateurs.
Madagascar: l’Union Africaine comdamne le nouveau gouvernement et envisage des sanctions

Logo de l'Union Africaine
L’Union africaine (UA) a condamné jeudi la décision unilatérale d’Andry Rajoelina, de former un nouveau gouvernement, ajoutant qu’elle pourrait imposer des sanctions contre les autorités et ceux qui les soutiennent. Le cas de Madagascar a été discuté lors de la réunion du Conseil de paix et sécurité de l’UA à Addis-Abeba.
L’UA a donc condamné la décision d’Andry Rajoelina de nommer un nouveau gouvernement, qu’elle ne reconnaît pas et qu’elle considère comme « une décision unilatérale » des autorités et en « violation » des accords de Maputo.
Le Conseil de paix et sécurité de l’UA se déclare aussi profondément préoccupé par cette « montée soudaine » de tension dans le pays.
« Le Conseil a exprimé sa profonde préoccupation face à la montée soudaine de tension à Madagascar après la décision unilatérale prise par les autorités de facto de Lire la suite »
Madagascar: les 3 mouvances anti-Rajoelina feront un meeting commun sur la place de la Démocratie

Manifestations des légalistes à Antananarivo
Les trois Mouvances Albert Zafy, Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana vont tenir un meeting commun ce vendredi dans le centre de la capitale. Ils donnent donc rendez-vous aux légalistes et autres opposants à la mouvance Rajoelina sur cette célèbre place « interdite » de la démocratie à partir de 10 heures.
Jeudi déjà, des personnalités de la mouvance Zafy ont participé au meeting des légalistes sur la place de la légalité à Ankorondrano. En invités surprises, Henri Lecacheur et Tabera Randriamanantsoa étaient venus annoncer leur initiative d’aller occuper la place dite de la démocratie dès ce 11 septembre. Ils ont ensuite salué le courage des légalistes après avoir dénoncé les « dérives dictatoriales » d’Andry Rajoelina, son « mépris » pour les Accords de Maputo et l’anti constitutionnalité de son nouveau « gouvernement ».
Outre la concrétisation de l’union des trois mouvances, la journée de vendredi s’avère également être un test grandeur nature sur la « neutralité » ou non des forces armées. Inaugurée par le pouvoir insurrectionnel, la place de la démocratie tient son nom des manifestations des partisans d’Andry Rajoelina « contre la dictature » en janvier, avant que le régime de ce dernier n’en interdise l’accès à son arrivée au pouvoir.
Maputo 2 : « Impossibilité de trouver un consensus »
Le point sur l’actualité ce lundi 17 Août

Madagascar enregistre ses premiers cas de grippe A. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que l'épidémie était en train de décliner dans plusieurs pays de l'hémisphère sud.
- 20:30 – La leader des femmes légalistes et secrétaire générale du parti Teza, Ihanta Randriamandranto, a été libérée ce soir après plus de quatre mois de détention. (Photos ci-dessous, crédit Bemasobe tena izy)
- 20:00 – L’incendie de Foulpointe a été déclenché par un vacancier imprudent qui faisait cuire son repas sous une voiture. Le feu a provoqué l’explosion de la voiture. Les dégâts provoqués par l’incendie sont importants. L’extension du sinistre aux habitations, commerce et infrastructures touristiques voisines n’a pu être évitée. Quelques hôtels près de la plage ont été épargnés par les flammes
- La ville de Foulpointe a été ravagée par un impressionnant incendie. Une grande majorité des habitations de la ville est détruite. Les hôtels et maisons près de la plage ne seraient pas touchés
- Maputo II se tiendra à partir de ce 19 août. Les chefs de files des quatre mouvances et leurs délégations devraient se retrouver dans la capitale mozambicaine sauf surprise
- Manandafy Rakotonirina est toujours en résidence surveillée. Le MFM refuse tout « chantage politique » et demande l’application « immédiate » des accords de Maputo
- Lors d’un point de presse du CSDM sur son changement de statut, Ambroise Ravonison, demande à ce que « la parole donnée à Maputo soit respectée », une allusion directe à la clause de la Charte des valeurs initiée et signée par Andry Rajoelina. Citant le cas des détenus politiques, il a insisté sur le fait que ces derniers auraient déjà dû être libérés
- Le CSDM (Conseil supérieur de la démocratie) d’Ambroise Ravonison change de statut et devient une ONG. L’organe « apolitique » compte œuvrer pour l’application des accords de Maputo
- Madagascar compte officiellement 5 cas de grippe A (H1N1). Ces nouveaux cas sont des membres de la même famille, celle de la petite fille atteinte initialement. Le ministère annonce suivre de près les personnes ayant pris le même avion que la fillette contaminée
- Le président de l’AV7 a été condamné à un an de prison avec sursis pour violences et voie de fait et détention illégale d’arme à feu
- 4 prisonniers politiques de la mouvance Ravalomanana ont été libérés vendredi : M.Razakariasy, M.Rabesahala, M.Raharinaivo Andrianantoandro et M.Razafimihary. Leur libération fut conditionnée par la signature d’une lettre d’engagement leur interdisant d’organiser « toutes manifestations publiques » et de perpétrer des « actes de déstabilisations »
- Le président de l’AV7 (Association des victimes du 7 février) a été placé sous mandat de dépôt la semaine dernière après une enquête auprès de la gendarmerie et un déferrement au parquet. Ce proche d’Alain Ramaroson a voulu pénétrer de force, arme à la main, au domicile du maire de la commune rurale de Sabotsy Namehana
- Des mystérieuses bombes sans détonateurs ont encore été trouvées la semaine dernière dans la capitale
- En conférence de presse vendredi, le secteur privé a déclaré l’urgence d’un plan de relance de l’économie en concertation avec les autorités et les partenaires financiers
Spécial Maputo : Accord de paix signé pour une nouvelle transition !

Andry Rajoelina, Joaquim Chissano et Marc Ravalomanana applaudissent la signature de l'accord de Maputo (08/08/09)
L’ancien président Marc Ravalomanana, destitué par un coup d’Etat en mars, et le chef du gouvernement de facto (HAT), Andry Rajoelina, se sont mis d’accord sur un nouveau gouvernement de transition afin de sortir le pays de la crise politique.
Accord de paix et mise en place d’un nouveau gouvernement de transition
Les deux camps ont trouvé un accord dimanche matin à Maputo, après quatre jours de négociations sous la médiation de l’ancien président du Mozambique, Joaquim Chissano. Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina sont parvenus à un accord sur la mise en place d’un gouvernement de transition destiné à ramener le calme dans le pays.
Concessions de taille de part et d’autre
Marc Ravalomanana a indiqué qu’il ne prendrait pas part au futur gouvernement de transition, mais que son parti y serait représenté. Il affirmé qu’il « contribuerait activement au fonctionnement de l’administration de transition ». Du côté d’Andry Rajoelina, il n’est plus assuré d’être à la tête de la transition et de pouvoir se présenter aux futures élections présidentielles puisque il semblerait qu’aucun changement de la constitution ne serait prévu par la déclaration de Maputo.
Nouvelle et longue transition
Les parties se sont par ailleurs accordées sur une durée de la transition ne pouvant excéder 15 mois, avec à l’issue les élections présidentielles et législatives « transparentes sous supervision internationale ». La composition du gouvernement de transition, prévue pour être inclusive et consensuelle devrait être déterminée ce dimanche. Il comprendra un président, un vice-président, un Premier ministre, trois vice-Premiers ministres et 28 ministres. Ce casting exact est d’importance car l’accord prévoit que les membres du gouvernement de transition ne pourront pas se présenter aux futures élections, à l’exception du président de l’instance.
Certains détails, toutefois, doivent encore être précisés lors des discussions qui se poursuivent ce dimanche à Maputo.
Ravalomanana « disponible »
Marc Ravalomanana a déclaré être « totalement disponible pour aider à résoudre cette crise ». Bref disponible pour les prochaines élections. Son retour est d’ailleurs facilité par l’accord de samedi. Ce denier lève en effet la condamnation de Ravalomanana à quatre ans de prison en juin par un tribunal malgache pour abus de pouvoir dans l’achat d’un jet privé présidentiel en 2008.
Libération des prisonniers politiques
L’accord prévoit aussi l’amnistie à tout membre d’un gouvernement ou de l’opposition « entre le 1er janvier 2002 et la signature » de la charte de transition. Sont exclus de l’amnistie les « crimes contre l’humanité, crimes de guerre et violations des droits de l’Homme », selon l’accord.
(Avec Agences)
Maputo : des « signes positifs » selon Joaquim Chissano

La médiation menée par l'ancien président Joaquim Chissano proche de la résolution de la crise malgache
Pour Joaquim Chissano, ce samedi s’annonce comme le « D-Day » : « les parties sont prêtes à céder aux demandes de l’autre. Bien sûr, ils divergent et se réunissent tout au long du processus », a-t-il dit, ajoutant que les discussions étaient « bonnes et très franches ». « Une chose est certaine, ils ont fait des concessions les uns envers les autres », a déclaré Chissano, sans donner plus de détails.
« Mon mandat est de 15 mois et nous avons encore un long chemin à parcourir jusqu’à l’ultime objectif est atteint », a-t-il ajouté lorsqu’on lui a demandé si les pourparlers à Maputo étaient les derniers.
Interrogé sur la question des amnisties, Chissano n’a par ailleurs pas confirmé que l’ancien président Didier Ratsiraka avait été gracié et pouvait revenir à Madagascar. Il a déclaré que l’amnistie générale a été discutée.
Madagascar : le Président Wade indique qu’il ne peut prendre parti dans le conflit
Dans un communiqué officiel, signé du Directeur du cabinet de la présidence sénégalaise, le Président de la République du Sénégal Abdoulaye Wade recommande à Andry Rajoelina qu’il a reçu jeudi, « de ne jamais se départir de la position de l’Union africaine et de la communauté internationale ». Lire la suite »



