Vous êtes malagasy, vous vivez à Madagascar ou en Europe, vous avez la chance de faire partie de la minorité instruite de votre pays, puisque vous me lisez.
Vous êtes non malagasy, mais vos enfants sont métis malagasy. Vous êtes comme moi : autant concernés.
Votre pays se déchire par la faute de deux crocodiles qui sont prêts à sacrifier la vie de leur peuple pour assouvir leur soif de pouvoir et d’argent. Ils viennent de le faire et sont prêts à recommencer. Leurs positions sont irréconciliables et leur lutte est une lutte à mort : le Président perdra le travail d’une vie, son rang et son entreprise (qu’il a confondus), s’il quitte le pouvoir. L’ex-maire de Tana est allé trop loin pour reculer. Il doit impérativement l’emporter pour échapper à la prison ou à l’exil. Ces deux hommes sont-ils là pour SE SERVIR ou pour SERVIR ? Une chose est sûre, ils sont à des années lumières d’un Père Pedro. L’avenir de nos enfants est primordial et cette situation est ABSOLUMENT INSUPPORTABLE.
Monsieur Andry Rajoelina a par ailleurs l’intention de prendre le pouvoir avec la légitimité que procurent 20.000 manifestants (1% de la population de Tana, un pour mille de la population de Madagascar), foulant aux pieds la démocratie qu’il prétend défendre ! Malagasy, resterez vous passifs devant les agissements d’un individu qui aligne votre pays sur les pratiques politiques de la Somalie ?
Monsieur Andry Rajoelina a nommé « Premier Ministre bis » un affairiste politiquement bien né, Monja Roindefo, qui s’était présenté à l’élection présidentielle de 2006. Savez-vous quel fut son score ? 40 voix. On peut difficilement imaginer plus « toquard » en matière de suffrage universel. A quand madame Rajoelina Ministre de la Culture ?
Vous, qui me lisez, faites partie de cette minorité instruite qui a une responsabilité historique sur l’avenir de Madagascar aujourd’hui. Vous êtes fonctionnaire à Antaninarenina, cadre à Toulouse ou à Lausanne, employé de banque à Fort Dauphin, commerçant à Majunga, que sais-je ? Vous savez, parce que vous avez accès au savoir, ce dont votre pays a besoin. Vous savez aussi que 60% des malagasy sont analphabètes, qu’il suffit, comme les partisans du maire déchu, de recruter à Isotry de pauvres gens, de leur faire boire du toka gasy et de les payer pour qu’ils aillent piller les commerces ou monter à l’assaut d’un palais présidentiel. C’est abject, mais c’est la réalité. L’exercice de la démocratie n’est pas facile dans un pays où la majorité des hommes et des femmes n’ont pas un niveau d’éducation suffisant et peuvent être manipulés.
Alors il faut vous réveiller ! Ne pas abandonner la terre de vos ancêtres aux prédateurs qui, décennie après décennie, pillent votre pays pour leur profit.
Malagasy de la diaspora, vous suffit-il donc de faire l’aumône à vos parents via Western Union, pour qu’ils puissent seulement survivre en vous donnant bonne conscience ? Votre ambition s’arrête t’elle là ? Il faut vous organiser. Vous êtes 140.000 en France. Vous représentez des compétences, des moyens financiers, des consciences. Vous avez une pratique de la démocratie acquise en Europe. Vous savez ce que votre pays pourrait être et ce qu’il n’est pas. Organisez-vous en lobbies régionaux, fédérez-vous nationalement, faites entendre votre voix en Europe puis à Madagascar, sachez vous mobiliser pour autre chose que nos belles soirées malagasy. L’heure n’est plus au fun…
Malagasy de Madagascar, si vous voulez défendre votre démocratie, même imparfaite, il faut descendre dans la rue et le dire, ne pas laisser les aventuriers orange occuper le terrain. Mobilisez vous pour vos enfants, pour que la connaissance triomphe sur l’ignorance, le courage sur la peur, l’esprit de résistance sur la fatalité. Donnez-vous des leaders qui comprendront que l’avenir de votre pays passe par l’éducation des masses, pas par la constitution de monopoles dans le savon, l’huile ou les pierres précieuses. Faites de votre beau pays ce qu’il aurait toujours du être, une île de beauté, de traditions et d’accueil, pas ce marigot de crocodiles immonde que vos politiciens nous présentent aujourd’hui. Détestez les pour l’exploitation qu’ils font du mot « Fihavana « . Fuyez ce maire criminel entouré des fantômes ratsirakistes du passé. Défendez la légalité du mandat du Président, parce que c’est çà la démocratie et que vous n’avez pas le choix, mais une fois l’état de droit restauré à Madagascar, laissez tomber ce Président s’il ne comprend pas qu’il doit profondément changer sa façon de gouverner votre pays.
C.B. dans « A Vous La Parole » – TopMada.com
Redaction









Nul n’est au dessus de la loi, la voix du peuple voix de Dieu.
Mais il ne faut pas se cacher derrière cette « légalité formelle » ou ce Dieu pour tout se permettre sur le peuple.
Si nous voulons vraiment défendre la légalité :
1) Ouvrer pour le respect les droits des citoyens, droit d’être inscrits dans la liste électorale, d’avoir des bulletins des candidats dans les bureaux de vote, de bien compter les véritables expressions des urnes.
2) Eduquer la masse sur l’importance de son expression aux scrutins et l’existence d’un engagement qu’elle contracte avec l’autre pour une durée déterminée et un programme spécifié. Vendre une voix, c’est vendre une vie. Herizo Razafimahaleo n’a eu que 5% quand il a agi dans ce sens.
3) Rappeler à chacun des élus qu’il n’est pas le seul élu de Madagascar mais d’autres élus représentent aussi le peuple, avant que ce dernier ne crie ses mécontentements. Une fois élu, on représente l’ensemble (dont les minorités et non seulement les militants du parti).
4) Renforcer l’audace et la capacité de dénoncer les anomalies qui ruinent ce pays
Il faut favoriser la liberté de pensée, d’expression, de manifestation pacifique pour contester des irregularités flagrantes et massives, repetées, en ammenant des élements concrets (preuves du contraire improbables). C’est la légalité aussi non!!!! Zafy Albert, le trop bon trop con, a accepté le verdict de la HCC (la seule institution de l’autorité judiciaire) pour un empêchement émanant des parlementaires.
A la limite, on peut ne pas écouter, mais on ne peut pas empêcher l’autre d’invoquer les failles. Sans critiques (constructifs), le béni-oui-oui ne fait pas progresser.
Favorable à la troisième voie mettant à l’écart les deux premières!
Tsy afaka miandry ny kapoaka ho feno fa manjary mifanome tsiny fotsiny.
Mandray andraikitra é, n’aiza n’aiza, na iza na iza.
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